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Comment abandonner convenablement son chien durant les vacances / Dr.Lichic

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Préface d'André Clette :

Ayant moi-même pratiqué la Cynopostasie à l'endroit d'un bâtard de berger malinois et de chow-chow auquel je me suis trouvé acoquiné pendant quelques mois par excès de sensiblerie, j'aurais quelques observations à livrer.

À vrai dire, ce n'est pas vraiment moi qui l'ai abandonné. C'est plutôt lui qui m'a quitté, pratiquant en quelque sorte une manière d'anthropopostasie dont je fus l'heureux bénéficiaire. C'était un chien fugueur, mais à chacune de ses disparitions, des gens du voisinage me le ramenaient aimablement, à mon grand dépit. Jusqu'au jour où j'eu l'idée de retirer de son collier le petit étui contenant mon nom, mon adresse et mon numéro de téléphone. Que n'y avais-je pensé plus tôt ! La fugue suivante fut décisive, pour mon plus grand soulagement. On peut donc considérer que nous nous sommes abandonnés par consentement mutuel.

J'en viens à mon propos. L'éminent Docteur Lichic nous informe largement quant aux méthodes et avantages de la Cynopostasie. Certes, il est salutaire d'abandonner son chien. Toutefois, je souhaite attirer l'attention sur les petits désagréments qui peuvent s'ensuivre. En effet, c'est quand le chien a disparu que l'on se rend compte des menus services qu'il peut rendre. Je ne parle pas de m'apporter mon journal ou mes pantoufles. Je fais ça très bien moi-même. Et je bave moins que lui, ce qui est tout bénéfice.

Il en va autrement quand il s'agit, par exemple, de mordre le facteur. La première fois que je m'y suis essayé, j'ai pris un coup de talon dans la mâchoire dont je me souviens encore. Par chance, le facteur a vite été remplacé par une factrice, charmante petite boulotte dont les mollets dodus font mes délices. Je les mordille gentiment et j'ai l'impression qu'elle ne déteste pas ça. Aboyer comme un forcené quand les Témoins de Jéhovah se présentent à ma porte ne m'est pas trop difficile.

Je le fais aussi bien que mon chien, mais l'exercice me laisse aphone à chaque fois. En revanche, ce ne fut pas une mince affaire que d'apprendre à déféquer dans les plates-bandes de mon insupportable voisine. Par décence, j'éviterai de décrire mes multiples déconvenues, mais mon expérience m'autorise à donner ce conseil : il vaut mieux opérer de nuit. Plus délicat encore : compisser la jambe du flic venu m'apporter un pro justitia. J'ai dû prétexter sournoisement d'une crise aiguë d'énurésie diurne. Phénomène rare, mais que l'on rencontre quelquefois chez les personnes âgées. J'ai à peine dû mentir sur mon âge.

L'abandon canin n'est donc pas toujours une sinécure.

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